Pages

14 mai 2008

Pentecôtavic, les fanfares manquent à la fête

Cinq jours de fête à Pentecôtavic.
"Amitié, amour et joie", comme dirait Bernard.
Culture champagne et rock'n'roll avaient décrété les 7 Pêchés capiteux (la Piston Circus bodega).

Une nouvelle fois, nous sommes repartis des férias de Vic-Fezensac le coeur serré, saoulés de bruit, de couleur et d'alcool, de paroles et de rencontres.
Cette féria n'a pas le goût des landaises et des basques : on y ressent toute la générosité du Gers, une humanité festive et partageuse. La saveur de la table.
Les fêtes, cette année encore, ont tenu leur pari. Ou presque. Car à Vic, en 2008, point de fanfares. Les groupes, annoncés par paquet de 30, se sont fait rares dans les rues de la ville. On n'en comptait au gymnase-dortoir des fanfarons qu'une poignée (4 ou 5), dont certains avaient monté leur tente sur le lino (!).
Les formidables Boulamatari s'étaient concoctés un logement bien à eux. Dans les rues, que j'ai parcourues avec mon petit saxophone, on ne croisait pas plus de 15 groupes, en comptant large et en incluant les bandas (deux au moins).

Le pèlerinage de printemps des fanfares de toute la France, incontournable depuis maintenant 20 ans, aurait-il du plomb dans l'aile? Sans doute et on ne peut que le déplorer. Remarquée par tous, Vicois, habitués des fêtes et musiciens, la désertion des fanfarons dans les rues de Vic a marquée les esprits. Et attristée la fête.
Les absents, une fois de plus, nous prouvent qu'ils avaient tort.

On sait, pour l'avoir signalé ici-même, que les groupes se méfiaient de la nouvelle organisation qui leur avait été annoncée en début d'année : récupérée par la mairie, au détriment de la Maison Bleue (le comité des fêtes qui est à l'origine de la présence des fanfares dans la fête), elle se voulait plus cadrée et sécurisée côté dortoir et repas.
Ca n'a pas plus, d'emblée. Plutôt que de venir constater d'éventuels changements et désagréments, les groupes ont préféré boycotter la fête. Sur l'air du "c'était mieux avant", la réaction frileuse des fanfares s'est chargée de relents conservateurs. Ou comment laisser aux mains des masses sonorisés, en rouge et blanc, un rendez-vous rare et précieux pour tous les musiciens.
Bilan : un souffle de fatalité a balayé la ville. Le temps serait venu pour Vic de changer de visage a-t-on entendu dans la bouche de ceux qui créent la fête.

Les fanfarons qui ont répondu à l'appel 2008 témoignent, eux, de leur bonheur et de leur fatigue enivrée. L'accueil laissait, certes, à désirer sur le plan des repas (mais pas plus que les autres années en fin de compte).

Merci donc à ceux que nous avons entendu chahuter pendant ce merveilleux week-end : La Grasse Bande et Los Teoporos (nos chouchous of course puisque bordelais), les Plaies mobiles (fidèles au poste et toujours aussi forts forts forts), Voiture 4, la Diane Rouergate....

Désolée pour ceux que j'oublie mais qui peuvent se manifester ici même.

Pour finir, un salut spécial aux formidables Piston Circus, un son à couper le souffle et une indéfectible fidélité à Pentecôtavic. La meilleure des fanfares.





29 avril 2008

Studio, séquence 4 !

4e jour de studio pour ConTreBand



Deux marchés, un tour au Tabac, des dizaines d'heures de prises de son et parties de football sur l'ordi. Résultats : on n'est pas encore en retard... sur le planning.

- "demain, on fait un barbecue".



Le squat de la société Carat, aux Terres Neuves de Bègles, est un palais en devenir, une maison du son où s'emmêlent, au rez-de-chaussée, des kilomètres de câbles. C'est la spécialité de la maison qui loue du matos pour diffuser du bruit.

A l'étage, deux studios et une régie captant en direct les images de l'enregistrement en cours. Ca, c'est pour l'anecdote : dans ce décor délabré, fatigué, désordonné, les murs ont des oreilles et voient en noir et blanc, comme au studio d'Abbey Road.



Tapis sonore dans le couloir pour appuyer l'enregistremen en cours en studio : Romain (batteur), Zac (contrebasse), dub (gros caissiste) et guilou (sax baryton) enregistrent les parties rythmiques, samedi en fin d'après-midi. Premières expériences ubiquitaires : nous sommes ici (dans le couloir) et là bas (dans le casque), le comble du narcissisme.




Yves, dit "la fouine", ingé son fort en gueule, critique attentif, grand amateur de Casanis, il enfume son territoire de JPS grises. L'homme enchaîne les morceaux sans broncher et construit le puzzle ConTreBand. Section après section, piste sur piste. Ecoute après écoute.

- C'est faux... non c'est juste !
- Celle-là, c'est la bonne.
- Ouai, j'crois, ouai...

27 avril 2008

ConTreBand en studio à Bègles

ConTreBand est entré en studio hier pour enregistrer son premier CD.

Nous enregistrons au Studios Carat, aux Terres Neuves de Bègles, avec le fabuleux Yves pour sonorisateur. Cet endroit est à la fois un refuge et un no man's land. Une ancienne aire militaire réhabilitée pour les besoins de l'art, de l'image, de la création. Merci Bègles.
Pendant une semaine nous allons prendre le pouls d'une dizaine de morceaux, c'est une expérience collective unique. De travail, de vie, de contemplation, d'écoute.

Hier et aujourd'hui, la section rythmique a enregistré (peiné) sur ses lignes. Ouf, cinq/six morceaux dans la boîte.
Ce soir, c'est au tout des cuivre, alors j'y retourne.

Les photos dès que possible.

30 mars 2008

Public captif : fanfare et course à pied



Contreband au semi-marathon de Bordeaux, dimanche 30 mai.

Ciné fanfare au Mégarama

Et non, il n'est pas question ici de cinéma muet, encore moins de ciné concert. Mais réjouissez-vous, c'est quand même une bonne nouvelle :
La Grasse Bande a enregistré une démo il y a quelques jours au cinéma Mégarama, rive-droite de Bordeaux. On espère découvrir rapidement le résultat.
Voici un petit bout de cette session originale d'une matinée. Le lieu est classe et insolite, cédé par amitié aux fanfarons de Bordeaux (ça c'est cool !). L'acoustique est excellente, ce dont vous ne vous rendez pas compte vue la qualité de mon matos. Bref.
Z'ont bien bossé les petits, quand mêmeeeee...